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A partir de 1324, après le mariage de Jeanne de Ferrette avec Albert II de Habsbourg, les terres du comté vont passer sous la domination autrichienne, et ce n'est qu'en 1648, au traité de Wesphalie, que le territoire est rattaché à la France. Entre-temps, la Guerre de Trente Ans a fait des ravages considérables: Louis XIV fit tout pour repeupler ses terres et encouragea une immigration suisse, ce qui se retrouve encore dans les patronymes.

En récompense des services rendus au royaume, le roi accorde, en 1659, le territoire du comté de Ferrette à Mazarin. Durlinsdorf garde des traces de cette période puisque la famille Mazarin y était propriétaire d'une maison qu'elle semble avoir utilisé comme pavillon de chasse. Cette maison, située au centre du village, ainsi qu'une parcelle de forêt du ban communal ont conservé le nom de Mazarin.

A partir de là, sauf pendant la Révolution, l'histoire du village apparaît moins tourmentée jusqu'en 1870 où les problèmes territoriaux resurgissent

Quelques hommes célèbres

Enderlin François-Joseph, maire et conseiller général du canton de Ferrette de 1833 à 1845.

Enderlin Joseph, Louis (1851-1940), plus connu sous le nom de sculpteur Enderlin, nom qui a été attribué à la rue principale de Durlinsdorf.

Où il est question d'économie...

Dans le domaine agricole, on a assisté à une concentration des terres et à une diminution sensible du nombre des exploitations: actuellement, le village n'en compte plus que cinq. L'activité s'organise principalement autour de la culture des céréales ( maïs surtout ) et de l'élevage pour la production de lait et de viande.

Plusieurs entreprises se sont maintenues et développées sur le territoire de la commune :

  • une entreprise employant plus de vingt personnes spécialisée dans les charpentes et la construction de chalets
  • une carrière dont la production est surtout utilisée pour l' empierrement des routes
  • un marchand de vins et combustibles
  • une entreprise de location de matériel pour les réceptions

Les emplois offerts sur place n'étant pas suffisants, la plupart des personnes actives prennent aujourd'hui le chemin de la Suisse. Les pôles industriels tels que Delle, Sochaux où Mulhouse qui drainaient, dans le temps, la majorité des travailleurs ont perdu de leur influence.

Les armoiries

Elles sont décrites de la manière suivante: "D'or à une clef de sable posée en pal, une épée de gueules posée en fasce, brochant la clef, accostée des lettres D et L aussi de sable."

Les lettres D et L ont disparu des représentations les plus récentes.

Origine possible : on peut rattacher la constitution des armoiries à la construction de l'église, dédiée à Saint-Pierre et Paul, au milieu du XVIIème siècle. La clef est l'attribut de Saint-Pierre et l'épée celui de Saint-Paul.

Une légende : les églantines de Durlinsdorf

Lorsque, en l'an 1632, les Suédois dévastèrent le Sundgau, ils pénétrèrent également dans le village de Durlinsdorf, joliment niché à flanc de coteau, et l'incendièrent. Les habitants se réfugièrent dans les forêts du Jura et y restèrent jusqu'au départ des Suédois. Alors seulement ils regagnèrent leur domicile. Pourtant, grande était leur surprise: la profonde dépression dans laquelle se nichait Durlinsdorf était couverte d'églantines qui, depuis l'orée du bois avaient tout envahi et entièrement occupé la place du village. Les paysans reconstruisirent Durlinsdorf mais conservèrent quelques églantines dans les jardins. Encore de nos jours, on montre un de ces églantiers.

D'après "Légendes du Sundgau" de l'Association "Langue et Culture régionales"
Inspection départementale - Altkirch -

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